Lancer son IA en deux lettres
Chaque session commence par la même corvée : retrouver la commande complète qui lance votre IA, avec le bon identifiant de modèle, sans faute de frappe. Vous la retapez dix fois par jour, ou vous la repêchez dans l'historique en croisant les doigts. Pendant ce temps, ceux qui ont configuré leur terminal lancent Claude Code en deux lettres.
Cette masterclass vous donne la méthode pour créer vos raccourcis de terminal : un raccourci court pour le modèle rapide et économique, un pour le modèle profond, et quelques utilitaires (reprendre une session, continuer une conversation, lancer une requête unique, vérifier la version). Vous tapez deux ou trois lettres, votre IA démarre sur le bon modèle.
Ce que cet exercice ne peut pas casser
Tout se joue dans un fichier texte : vous y ajoutez quelques lignes, rien d'autre. Si un raccourci ne convient pas, vous effacez sa ligne et tout redevient comme avant. Aucune installation, aucune commande destructive, aucun compte touché.
Ce que vous saurez faire à la fin
- Identifier votre shell (zsh ou bash) et le fichier de configuration qui reçoit vos raccourcis.
- Écrire un bloc de raccourcis propre : un pour le modèle rapide, un pour le modèle profond, plus les utilitaires, sans inventer un seul identifiant.
- Recharger votre configuration et tester chaque raccourci, sans redémarrer le terminal.
- Diagnostiquer les trois pannes classiques : raccourci introuvable, programme inconnu, raccourcis perdus au redémarrage.
- Niveau membre· le prompt prêt à coller qui génère votre bloc de raccourcis sur mesure, à partir de votre shell et de vos modèles réels.
- Niveau Pro· je configure vos raccourcis avec vous, sur votre machine, et on vérifie chaque commande en direct.
Cinq étapes, dans l'ordre. Sauter le rechargement, c'est la panne assurée.
Pourquoi la méthode commence par votre shell, pas par les raccourcis
Un raccourci de terminal n'est qu'une ligne dans un fichier de configuration. Tout l'art tient en une règle : rien ne se devine. Un identifiant de modèle inventé, un nom de programme approximatif, un mauvais fichier, et tout casse. La méthode déroule donc cinq étapes dans un ordre strict : le shell d'abord, la matière exacte ensuite, le bloc, le rechargement, les tests.
1Déterminez votre shelldoute : « zsh, bash, aucune idée ? »
Votre terminal lit un fichier de configuration au démarrage, et zsh et bash n'utilisent pas le même. C'est ce fichier qui recevra vos raccourcis : se tromper de fichier, c'est écrire des raccourcis que le terminal ne lira jamais. Si vous ignorez quel shell vous utilisez, une seule commande le révèle : faites-la vous donner, tapez-la, et attendez le résultat avant de continuer.
2Rassemblez la matière exactedoute : « et si je me trompe d'identifiant ? »
Trois informations, copiées et jamais retapées de mémoire : le nom exact de la commande qui lance votre programme IA, l'identifiant de votre modèle rapide, celui de votre modèle profond. La règle est absolue : ce qui manque se demande, au programme lui-même ou à sa documentation, et ne s'invente jamais. Un identifiant approximatif donne un raccourci qui se lance puis échoue, le pire des deux mondes.
3Écrivez le bloc de raccourcisdoute : « quels noms choisir ? »
Un raccourci court pour le modèle rapide, un pour le modèle profond, puis les utilitaires : reprendre une session, continuer une conversation, lancer une requête unique, vérifier la version. Les noms font deux à trois lettres, faciles à taper en aveugle : ccl pour le rapide, cco pour le profond, par exemple. Chaque ligne du bloc reste indépendante : une ligne, un raccourci.
4Collez, puis rechargez, dans cet ordredoute : « pourquoi rien ne marche tout de suite ? »
Ouvrez le bon fichier de configuration, collez le bloc d'un coup, puis rechargez le fichier avec la commande prévue. Un raccourci ajouté n'existe pas tant que le terminal n'a pas relu son fichier : c'est la cause numéro un des « ça ne marche pas », et elle se règle en une commande, sans rien redémarrer.
5Testez chaque raccourci, un par undoute : « comment savoir que tout tient ? »
Chaque raccourci se teste sur sa propre ligne, en sachant ce que vous devez voir si tout va bien. Gardez en tête les trois pannes classiques : raccourci introuvable (le fichier n'a pas été relu), programme inconnu (le nom de la commande est inexact), raccourcis perdus au redémarrage (le bloc vit dans le mauvais fichier). Chacune a une cause unique, donc un remède en une ligne.
À vous de jouer : vos raccourcis en place
Ouvrez votre terminal et de quoi noter votre matière. Cochez à mesure.
Le résultat, en 30 secondes
À partir de votre seule matière (votre shell, le nom exact de votre programme, vos identifiants de modèles), le prompt rend tout dans l'ordre : le fichier à ouvrir, le bloc à coller, la commande de rechargement, les tests, les pannes.
Votre shell : zsh, fichier de configuration ~/.zshrc. Le bloc à coller : deux raccourcis modèles et quatre utilitaires, dans un bloc de code prêt à copier d'un coup. Activer les raccourcis : la commande de rechargement, sur sa propre ligne. Tester : une vérification par raccourci, avec ce que vous devez voir si tout va bien. Si ça coince : les trois pannes classiques et leur cause, une ligne chacune.
Le prompt prêt à coller
# RÔLE Tu es un ingénieur système patient, habitué à configurer les terminaux de débutants complets. Tu expliques sans jargon, tu vérifies chaque détail avant de l'écrire, et tu ne t'appuies QUE sur ce que je te donne. Ce qui manque, tu me le demandes, tu ne l'inventes jamais. Un identifiant de modèle ou un nom de fichier inventé casse tout : dans le doute, tu poses la question. # CONTEXTE Je veux créer des raccourcis de terminal pour lancer mon IA en quelques lettres, au lieu de retaper une commande longue à chaque fois. Je veux un raccourci pour le modèle rapide et économique, un pour le modèle profond, et quelques raccourcis utilitaires (reprendre une session, continuer une conversation, lancer une requête unique, vérifier la version). Ma matière (si j'en ai) :
Le prompt génère votre bloc de raccourcis d'un coup : il détermine votre shell, vous demande ce qui manque au lieu de l'inventer, puis vous rend le fichier à ouvrir, le bloc à coller, la commande de rechargement, les tests à faire et les trois pannes classiques. Laissez votre email, je vous l'envoie.
Vérifiez que c'est à vous
Vous venez de coller votre bloc de raccourcis dans le bon fichier de configuration. Vous tapez votre nouveau raccourci : le terminal répond « introuvable ». Que s'est-il passé ?
D'abord avec vos mots, sans regarder les options :
Expliquez-le pour l'ancrer
En une phrase, à un collègue qui retape sa commande complète dix fois par jour : pourquoi un raccourci de deux lettres change ses journées, et quelle est la seule règle à respecter avant de l'écrire ? Si vous savez le dire simplement, c'est à vous.
Ce que vous savez faire maintenant
- Identifier votre shell et le fichier de configuration qui reçoit vos raccourcis.
- Écrire un bloc de raccourcis courts, modèle rapide et modèle profond compris, sans inventer un seul identifiant.
- Recharger, tester raccourci par raccourci, et diagnostiquer les trois pannes classiques en quelques minutes.
Un identifiant inventé casse tout : ce qui manque se demande, jamais ne se devine.
Faites-le avec moi
Je configure vos raccourcis avec vous, sur votre machine : on vérifie chaque commande en direct et vous repartez avec un terminal qui lance votre IA en deux lettres.