À propos · 5 min de lecture
Comment rester incomparable à l'ère de l'IA quand on vit de son expertise ?
Une lettre pour les coachs, formateurs et consultants indépendants.

Quand ChatGPT est sorti, les seuls qui ont craint pour leur poste étaient les rédacteurs web. Puis les LLM se sont développés, et la peur s'est élargie : secrétaires, assistants, planificateurs, services clients. Mais jamais, au grand jamais, un jeune commercial très haut potentiel de vingt-six ans qui vendait des offres à cinquante millions d'euros, sur des négociations pluriannuelles, dans un domaine hautement technologique, n'aurait pensé qu'il puisse être impacté par cette révolution.
Et pourtant, c'est ce qui s'est passé.
Une vague de réorganisations a déferlé. Pas seulement sur les fonctions support. Sur les ingénieurs, les chefs de projet, les account managers grands comptes. Des milliers de licenciements dans des grilles de métiers qu'on pensait protégés par leur technicité, leur séniorité, leur valeur.
Je m'en souviens bien. Ce jeune commercial très haut potentiel, c'était moi.
Mon cher lecteur, ma chère lectrice,
Je m'appelle Nadir Imedjoubene. J'ai vingt-huit ans, je vis à Paris, et je dirige Nadir Imedjoubene Conseils.
J'ai voulu prévenir le risque. J'ai passé des mois à lire, à interroger, à tester. Et j'ai fini par découvrir quelque chose qui m'a saisi : l'IA n'allait pas commoditiser une partie des métiers. Elle allait commoditiser tous ceux qui n'allaient pas savoir s'en servir.
Paradoxalement, les plus exposés sont aussi ceux qui font face à la plus grande opportunité : les métiers qui vivent en transmettant de l'expertise. Coachs. Formateurs. Consultants. Tous ceux qui promettent des résultats moyens, des livrables moyens, dans des formats moyens, sont déjà obsolètes à l'ère de l'IA. Ce n'est pas une opinion que je défends. C'est une chose que je constate chaque semaine.
Plusieurs de mes clients sont venus me voir pour cette raison précise. Ils continuaient à vendre leurs prestations. Mais ils avaient senti le vent tourner. Leurs clients ne lisaient même plus le livrable de quarante pages qu'ils avaient produit dans la douleur. Ils savaient que la prochaine commande allait être plus difficile à signer, et ils ne savaient pas par où la prendre.
À force d'observer, j'ai fini par formuler la chose ainsi.
L'IA est désormais tout, sauf ce qui se passe dans le vrai monde.
C'est une théoricienne qui se met à jour en permanence, disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre, qui ne coûte presque rien. Face à elle, ce qui vous distingue, c'est précisément ce qu'elle n'a pas : votre vécu, votre lecture du terrain, votre singularité.
Mais cela ne suffit plus. Il faut aussi gagner en agilité. Produire un parcours de formation par an ne suffit plus. Vous vendre à la séance non plus. Poster trois fois par semaine sur LinkedIn non plus. Tout ce qui était la norme il y a deux ans est devenu un goulot d'étranglement.
L'IA nous donne, pour la première fois, la possibilité d'encapsuler notre expertise et ce que nous savons du vrai monde dans une infrastructure qui produit à la volée des programmes, des offres et des services de consulting sur mesure pour chaque client, en quelques heures, tout au long de l'année, sur plusieurs sujets à la fois sans nous disperser.
C'est la réponse, partielle et en mouvement, que j'ai trouvée à la question qui me hante depuis la sortie de ChatGPT :
Comment rester incomparable à l'ère de l'IA quand on vit de son expertise ?
Je n'ai pas la réponse complète. Je continue à chercher, à tester, à itérer avec mes clients. Mais j'ai construit suffisamment pour pouvoir vous proposer une lecture honnête de ce qui se passe, et une infrastructure de production qui tient debout.
Voici comment on se rencontre.
Vous avez tout à disposition ici : mon IA sur le site, ma newsletter du dimanche, mes masterclasses. Prenez le temps de me lire, de m'écouter, de me tester. Quand vous serez prêt, prenez rendez-vous.
Au plaisir de vous lire,

P.S. : ce site est écrit à la main. Si vous me lisez ici, vous me lirez aussi dans nos échanges.