Poser ce que votre programme est, et ce qu'il n'est pas

7 min de lecture + 30min d'exercicePositionnement

Votre programme existe, votre page de vente aussi, et pourtant tout sonne comme le reste du marché : une promesse interchangeable, un argumentaire tiède qui n'exclut personne et ne tranche rien. Tant que vous n'avez pas posé noir sur blanc ce que votre programme est, ce qu'il n'est pas et pourquoi il existe, votre page de vente, votre storytelling et votre positionnement reposent sur du sable.

Cette masterclass vous donne la structure du manifeste de programme : huit sections dans un ordre précis, de l'origine à la philosophie finale, et un prompt qui les rédige à partir de votre matière, ou qui vous interviewe section par section si vous partez de zéro.

Ce que cet exercice ne peut pas casser

Tout se joue sur une feuille puis dans un brouillon de document. Vous ne publiez rien : un manifeste est vivant, il se relit, se rature et se met à jour au fil de l'accompagnement. Vous pouvez vous tromper d'exclusion ou de promesse dix fois avant de le montrer à qui que ce soit.

Ce que vous saurez faire à la fin

  • Structurer le manifeste de votre programme en huit sections, de l'origine à la philosophie en une phrase.
  • Distinguer un manifeste qui tranche d'un argumentaire tiède : exclusions précises et courageuses, anti-positions prouvées par votre matière.
  • Lancer le prompt en mode rédaction quand vous avez de la matière, ou en mode interview quand vous êtes encore en réflexion, sans jamais le laisser inventer.
  • Niveau membre· le prompt prêt à coller qui rédige votre manifeste en huit sections, ou vous interviewe section par section s'il manque de la matière.

Huit sections, dans cet ordre, et une règle qui ne bouge pas

Un manifeste n'est pas une page de vente : c'est le document qui pose ce que votre programme est, ce qu'il n'est pas, et pourquoi il existe. Tout le reste s'appuie dessus : page de vente, storytelling, positionnement. La méthode tient en huit sections, dans un ordre précis, avec une règle non négociable : chaque promesse, chiffre ou verbatim vient de votre matière. Ce qui manque se demande, jamais ne se comble par du générique.

1L'origine : ancrer dans le vécudoute : « qui suis-je pour écrire ça ? »

D'où vient ce programme, quel parcours et quelle expérience terrain le légitiment. On ancre dans le vécu, jamais dans la théorie. La section se termine sur une idée simple : ce programme formalise une pratique éprouvée, ce n'est pas un concept inventé. Si vous avez un verbatim fondateur, la phrase d'un client ou d'un prospect qui a tout déclenché, c'est ici qu'il vit.

2Pour qui, et pas pour quidoute : « vais-je perdre des clients en excluant ? »

Deux listes contrastées : cinq à sept critères positifs, quatre à six critères d'exclusion. Les exclusions doivent être précises et courageuses, assez pour qu'une personne réelle se reconnaisse et renonce. C'est la section qui sépare un manifeste d'un argumentaire tiède : un document qui ne refuse personne ne positionne rien.

3La promesse centraledoute : « comment promettre sans survendre ? »

Une phrase qui dit le résultat délivré. Puis deux ou trois lignes qui disent ce que la promesse n'est PAS. Ce contrepoint est ce qui rend la promesse crédible : vous délimitez le terrain au lieu de tout promettre à tout le monde.

4Les anti-positions : trois temps, preuve obligatoiredoute : « ai-je le droit d'attaquer le marché ? »

Minimum trois, maximum six. Pour chacune, trois temps : ce que le marché fait mal, ce que ce programme fait à la place, une preuve tirée de votre matière. La règle est stricte : on ne garde que les anti-positions réellement présentes dans ce que vous avez fourni. Une anti-position sans preuve n'est pas une position, c'est une posture.

5L'architecture de l'offre, si la matière le permetdoute : « et si mes prix ne sont pas encore figés ? »

Les niveaux d'accompagnement, ce que l'apprenant obtient concrètement, la logique de prix. Cette section ne se rédige que si votre matière le permet. Si l'offre est encore mouvante, elle attend : le manifeste se met à jour, il ne devine pas.

6Le tableau comparatifdoute : « ne vais-je pas me répéter ? »

Deux colonnes : ce que d'autres vendent, ce que ce programme fait. Cinq à six lignes. C'est la version synthétique des anti-positions, lisible en dix secondes, sans les répéter mot pour mot. Le lecteur pressé ne lira que ce tableau : il doit suffire.

7La validation terrain : seulement si elle existedoute : « et si je n'ai pas encore de retours ? »

Seulement si vous avez des interviews ou des retours prospects : les validations clés, et un verbatim percutant. Sinon, la section s'omet entièrement. C'est la seule section qui disparaît plutôt que de s'inventer : une fausse validation terrain détruit tout le reste du document.

8La philosophie en une phrasedoute : « comment finir sans slogan creux ? »

Une phrase conclusive, mémorable, citable, qui incarne l'essence du programme. Le document se termine par une ligne qui rappelle que le manifeste est vivant et se met à jour au fil de l'accompagnement. Côté forme : promesse centrale et philosophie finale en citation, anti-positions en sous-titres, comparatif en vrai tableau.

À vous de jouer : la colonne vertébrale de votre manifeste

Avant de lancer le prompt, posez la matière à la main. Une feuille, cinq blocs. Cochez à mesure.

Le prompt prêt à coller

Prompt prêt à coller~648 mots · 6 blocsNiveau membre · débloqué par email
# RÔLE
Tu es stratège de positionnement et rédacteur de marque. Ton exigence est élevée : tu écris des manifestes qui tranchent, jamais des argumentaires tièdes. Tu ne t'appuies QUE sur ce que je te donne. Ce qui manque, tu me le demandes, tu ne l'inventes jamais. Si une preuve, un verbatim ou un chiffre n'existe pas dans ma matière, tu me le réclames au lieu de le fabriquer.
# CONTEXTE
Je veux rédiger le manifeste d'un programme : le document qui pose ce qu'il est, ce qu'il n'est pas, et pourquoi il existe. Il servira de fondation à ma page de vente, à mon storytelling et à mon positionnement.
Ma matière (si j'en ai) : [collez ici l'analyse de vos séances, vos notes de positionnement, vos verbatims de prospects, votre audit. Sinon, laissez vide et lisez le mode interview ci-dessous.]

Le prompt rédige votre manifeste en huit sections à partir de votre seule matière, et passe en mode interview, question par question, si vous partez de zéro. Laissez votre email, je vous l'envoie pour rédiger le vôtre.

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Vérifiez que c'est à vous

Vous lancez le prompt et vous arrivez aux anti-positions. Votre matière ne contient aucune preuve pour l'une d'elles. Que doit-il se passer ?

D'abord avec vos mots, sans regarder les options :

Expliquez-le pour l'ancrer

En une phrase, à un confrère qui n'a jamais écrit de manifeste : à quoi sert ce document, et pourquoi doit-il dire pour qui le programme n'est PAS fait ? Si vous savez le dire sans hésiter, c'est à vous.

Ce que vous savez faire maintenant

  • Poser ce que votre programme est, ce qu'il n'est pas, et pourquoi il existe, en huit sections ordonnées.
  • Exiger une preuve tirée de votre matière pour chaque anti-position, et retirer celles qui n'en ont pas.
  • Choisir le bon mode du prompt : rédaction directe si vous avez de la matière, interview section par section si vous partez de zéro.
Manifeste · le document qui pose ce que le programme est, ce qu'il n'est pas, et pourquoi il existeAnti-position · ce que le marché fait mal, ce que le programme fait à la place, preuve à l'appuiMode interview · le prompt pose ses questions section par section, une à la fois, et ne rédige que quand la matière suffit

Un manifeste tranche ou ne sert à rien : ce qui manque se réclame, jamais ne s'invente.

Continuez seul

Vous avez tout pour le faire. Brique suivante :

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Faites-le avec moi

Je relis votre manifeste avec vous, je challenge vos exclusions et vos anti-positions, et on ne garde que ce qui tranche vraiment. Vous repartez avec une fondation qui porte votre page de vente.