Raconter l'histoire fondatrice d'un client en carrousel manga
Vous avez une histoire forte, la vôtre ou celle d'un client, et pourtant racontée à plat elle ressemble à un CV : des dates, des étapes, zéro émotion. Le lecteur décroche à la deuxième ligne, et l'histoire qui devait prouver une transformation ne prouve rien du tout.
Cette masterclass vous donne la méthode des 5 phases : un découpage narratif qui transforme une matière brute (transcription, notes, verbatims) en carrousel manga de 7 planches où le client est le héros, avec une émotion par planche et des bulles prêtes à mettre en images.
Ce que cet exercice ne peut pas casser
Tout se fait sur une feuille, à partir de matière que vous avez déjà. Vous ne publiez rien, vous ne dessinez rien à ce stade. Au pire, vous rangez un brouillon de récit. Vous pouvez vous tromper de découpage trois fois : c'est comme ça qu'on apprend à sentir où vit le climax.
Ce que vous saurez faire à la fin
- Découper l'histoire fondatrice d'un client (ou la vôtre) en 5 phases prêtes à mettre en images.
- Repérer dans une transcription la phrase la plus forte, celle qui prouve la transformation, et la garder pour le climax.
- Écrire des planches à la première personne, une émotion dominante par planche, en bulles de 8 mots maximum.
Du quotidien d'avant à la nouvelle réalité : cinq phases, sept planches avec la cover et la fin.
Pourquoi 5 phases, et pas une chronologie
Un bon récit fondateur ne déroule pas une carrière, il prouve une transformation. Le client est le héros, au premier plan, et le but est de donner envie d'en savoir plus, sans vendre frontalement. L'exigence est celle d'un bon storyteller : émotion d'abord, vérité toujours. Rien ne s'invente, ni un fait biographique, ni une date, ni une citation : tout vient de la matière, et ce qui manque se demande. Le tout tient en 7 planches : une cover, les cinq phases, une planche de fin.
1Situation initiale : le quotidien d'avantdoute : « qui ça intéresse, mon quotidien d'avant ? »
Cette planche installe le héros dans sa vie d'avant, celle que le lecteur doit reconnaître pour mesurer le chemin parcouru ensuite. Le client raconte à la première personne, 2 à 3 phrases maximum. À la main : décrivez une journée type de cette époque, avec un détail concret qui la rend vraie, et notez l'émotion dominante en un mot.
2Élément déclencheur : l'événement qui casse la routinedoute : « et s'il n'y a pas eu de grand moment ? »
C'est l'instant où le quotidien d'avant cesse d'être tenable : une rencontre, une rupture, un constat. Il y en a toujours un, même discret ; c'est souvent une phrase entendue ou un chiffre vu en face. À la main : retrouvez dans votre matière le moment précis où la bascule a commencé, et formulez-le en une scène, pas en un résumé.
3Montée des obstacles : deux ou trois épreuves concrètesdoute : « montrer mes échecs, vraiment ? »
Sans obstacles, pas de tension, et sans tension, pas de preuve. Choisissez deux ou trois épreuves concrètes, pas dix : celles qui ont failli tout arrêter. C'est là que le lecteur s'attache au héros, parce qu'il se reconnaît dans la difficulté. À la main : listez les épreuves de votre matière et gardez les plus parlantes.
4Climax : la décision unique qui a tout changédoute : « comment savoir laquelle c'est ? »
Le sommet du récit, c'est une décision, pas une circonstance. Cherchez dans la matière la phrase la plus forte, celle dite à voix basse, qui prouve la transformation : c'est le cœur du récit, elle se garde pour le climax ou la résolution, jamais pour l'ouverture. À la main : surlignez cette phrase dans votre transcription avant d'écrire quoi que ce soit.
5Résolution et transformation : la nouvelle réalitédoute : « et l'offre, je la place où ? »
La dernière phase montre la nouvelle réalité du héros et fait le lien avec ce qu'il propose aujourd'hui. Mais elle ouvre une porte, elle ne ferme pas une vente : aucun pitch frontal dans le récit. La planche de fin qui suit donne envie de la suite, c'est tout. À la main : écrivez la nouvelle réalité en montrant le contraste avec la planche 1.
À vous de jouer : votre récit en 5 phases
Prenez votre matière (transcription, notes, verbatims) et une feuille. Cochez à mesure.
Le prompt prêt à coller
# RÔLE Tu es un scénariste de carrousel manga spécialisé dans l'histoire fondatrice de fondateurs et d'experts. Tu transformes une matière brute (transcription, notes, verbatims) en un récit en 5 phases prêt à mettre en images. Ton exigence est celle d'un bon storyteller : émotion d'abord, vérité toujours. Tu ne t'appuies QUE sur la matière que je te donne ; ce qui manque, tu me le demandes, tu n'inventes jamais un fait biographique, une date ou une citation. # CONTEXTE Je prépare un carrousel LinkedIn de 7 planches au style manga qui raconte l'histoire fondatrice d'un client (ou la mienne). Le client est le héros, au premier plan. Le récit suit 5 phases : situation initiale, élément déclencheur, montée des obstacles, climax, résolution et transformation. Le but est de prouver sa transformation et de donner envie d'en savoir plus, sans vendre frontalement. Ma matière (si j'en ai) : [collez ici la transcription, vos notes, les verbatims du client]
Le prompt transforme votre matière brute en récit complet : les 5 phases rédigées, les bulles de 8 mots, l'émotion et l'indication visuelle de chaque planche, cover et planche de fin comprises. Pas encore de matière ? Il passe en mode interview et vous questionne phase par phase. Laissez votre email, je vous l'envoie.
Vérifiez que c'est à vous
En relisant la transcription d'un client, vous tombez sur une phrase dite à voix basse qui prouve toute sa transformation. Où la placez-vous dans le carrousel ?
D'abord avec vos mots, sans regarder les options :
Expliquez-le pour l'ancrer
Expliquez à un confrère, en une phrase, pourquoi la phrase la plus forte du client se garde pour le climax plutôt que pour la cover. Si vous savez le justifier simplement, la méthode est à vous.
Ce que vous savez faire maintenant
- Découper n'importe quelle histoire fondatrice en 5 phases qui tiennent en 7 planches.
- Repérer la phrase qui prouve la transformation et la placer au sommet émotionnel du récit.
- Écrire des planches incarnées (première personne, une émotion, bulles de 8 mots) qui donnent envie de la suite sans vendre.
Émotion d'abord, vérité toujours : rien ne s'invente, tout se raconte.