Écrire le system prompt qui fait vendre votre chatbot
Votre chatbot répond poliment et ne vend rien. Soit il déballe tout dès le premier message, comme un répondeur. Soit il enchaîne les questions sans rien donner, comme un interrogatoire. Dans les deux cas le visiteur part, et le coupable n'est pas l'outil : c'est le system prompt, qui ne dit au bot ni qui il est, ni comment mener la conversation, ni quoi recommander à qui.
Cette masterclass vous donne la structure d'un system prompt qui vend : trois blocs (identité, comportement, catalogue), 7 règles de conversation qui transforment le bot en diagnosticien, et le test sur cinq profils qui valide le tout avant la mise en ligne.
Ce que cet exercice ne peut pas casser
Tout s'écrit dans un document, loin de votre site. Rien ne part en ligne avant que le prompt ait passé le test des cinq profils. Au pire, vous jetez un brouillon et vous recommencez le bloc identité : cinq lignes, deux minutes.
Ce que vous saurez faire à la fin
- Structurer un system prompt de vente en trois blocs : identité, comportement, catalogue.
- Imposer au bot les 7 règles qui font une conversation de diagnostic au lieu d'un interrogatoire.
- Verrouiller ce que le bot ne dira jamais : prix non affiché, résultat garanti, critique nominale d'un concurrent.
- Tester le bot sur cinq profils de visiteurs avant la mise en ligne.
- Niveau membre· le prompt prêt à coller qui écrit votre system prompt complet, trois blocs et 7 règles compris, avec un mode interview si vous partez de zéro.
Dans cet ordre : qui parle, comment il mène la conversation, quoi recommander à qui.
Trois blocs, 7 règles, un test
Un system prompt de vente n'est pas un pavé d'instructions empilées : c'est trois blocs écrits dans un ordre précis. L'identité dit qui parle et pour qui. Le comportement dit comment le bot mène la conversation, avec 7 règles non négociables. Le catalogue dit quoi recommander selon le profil détecté, et quoi ne jamais dire. Le premier bloc se fait à la main, c'est votre exercice plus bas. Le prompt déroule le reste.
1Le bloc identité : qui parle, pour qui, avec quelle promessedoute : « quatre lignes suffisent ? »
Quatre à cinq lignes, pas plus : un prénom et un rôle pour le bot, pour qui il travaille, quelle est sa promesse, ce qui le rend crédible. C'est le bloc à écrire vous-même, parce que personne ne connaît votre crédibilité mieux que vous. Un bot sans identité parle comme une FAQ : c'est précisément ce que le visiteur fuit.
2Le bloc comportement : les 7 règles de la conversationdoute : « mon bot ne va pas devenir rigide ? »
Sept instructions directes, intégrées telles quelles. Une seule question à la fois, jamais deux dans le même message. Aucune recommandation avant au moins trois questions posées. Une reformulation après deux ou trois réponses, pour prouver que le bot écoute. Une alternance de questions ouvertes et de questions à choix pour garder du rythme. L'aveu d'ignorance plutôt qu'une invention, avec relais vers un humain. Un conseil ou un lien utile avant toute proposition payante. Et un CTA adapté au profil détecté : contenu gratuit pour le curieux, offre pour le visiteur qualifié, appel pour l'hésitant. Chaque message se termine par une question.
3Le bloc catalogue : quoi recommander, à qui, et quoi ne jamais diredoute : « et s'il promet n'importe quoi ? »
À partir de vos offres et de vos contenus, le bloc catalogue écrit les conditions de recommandation : quel contenu ou quelle offre proposer selon le profil détecté, avec les liens exacts. Il se termine par une section JAMAIS : aucun prix non affiché publiquement, aucun résultat garanti, aucune critique nominale d'un concurrent. C'est cette section qui rend le bot publiable sans surveillance.
4Les contraintes qui gardent le bot humaindoute : « trois phrases, c'est court »
Le bot vouvoie le visiteur dans toute interaction. Il répond en trois phrases maximum, quinze mots par phrase, sans listes à puces : c'est court, et c'est ce qui fait conversation plutôt que documentation. Tout ce qu'il avance vient de votre matière, rien d'inventé. Et le prompt produit se colle tel quel dans le champ système de n'importe quelle API de chatbot, sans dépendre d'un outil particulier.
5Le test sur cinq profils avant la mise en lignedoute : « comment savoir si ça tient ? »
Avant de publier, le prompt s'éprouve sur cinq profils : un curieux qui ne sait pas ce qu'il cherche, un visiteur qui connaît déjà votre offre, un visiteur hors-sujet, un visiteur qui dit que c'est trop cher, un visiteur qui veut tout savoir avant de décider. Pour chacun, vérifiez que le bot suit vos 7 règles. Puis, après quelques jours en ligne, relisez vos vraies conversations : vous resserrez la règle exacte qui a flanché.
À vous de jouer : votre bloc identité et votre matière
Ouvrez un document vide. Tout se fait à la main, avant de toucher au prompt. Cochez à mesure.
Le prompt prêt à coller
# RÔLE Tu es un expert en conception de chatbots de vente conversationnels. Tu as écrit et corrigé des centaines de system prompts pour des bots qui qualifient et convertissent sur des sites de coachs, de formateurs et de consultants. Tu es précis, tu vas à l'essentiel, et tu ne t'appuies QUE sur ce que je te donne. Ce qui manque, tu me le demandes, tu ne l'inventes jamais. Si une information sur mon activité, mon offre ou ma cible te manque pour écrire une section, tu t'arrêtes et tu me poses la question. # CONTEXTE Je veux écrire le system prompt d'un chatbot de vente pour mon site. Ce chatbot doit diagnostiquer la situation de chaque visiteur en posant des questions, puis l'orienter vers la bonne ressource (contenu gratuit, offre, ou appel). Il ne doit jamais ressembler à un répondeur ni à un interrogatoire. Ma matière (si j'en ai) :
Le prompt écrit votre system prompt complet, trois blocs et 7 règles compris, prêt à coller dans le champ système de votre chatbot. Si vous partez de zéro, son mode interview vous questionne bloc par bloc. Laissez votre email, je vous l'envoie.
Vérifiez que c'est à vous
Un visiteur ouvre le chat et écrit d'emblée : « C'est combien ? ». Que fait un bot qui respecte les 7 règles ?
D'abord avec vos mots, sans regarder les options :
Expliquez-le pour l'ancrer
Expliquez à un confrère, en une phrase, ce que change la règle « une seule question à la fois » dans une conversation de vente. Si la phrase sort sans hésiter, le modèle est à vous.
Ce que vous savez faire maintenant
- Écrire le bloc identité d'un bot en quatre à cinq lignes : prénom, rôle, promesse, crédibilité.
- Imposer les 7 règles qui font mener un diagnostic au lieu d'un interrogatoire.
- Verrouiller le bloc catalogue avec une section JAMAIS, et tester sur cinq profils avant de publier.
Un chatbot qui vend ne ressemble jamais à un répondeur ni à un interrogatoire.
Faites-le avec moi
Je relis votre system prompt, je le confronte à vos vraies conversations et je resserre la règle exacte qui flanche. Votre bot arrête de faire fuir vos visiteurs.